1930

1930 : c’est le nombre de demandes de nouvelles extensions reçues par l’ICANN, l’organisme en charge de la gestion de l’Internet. Elles s’ajouteront aux extensions classiques .com, .org, .fr et autres, plus ou moins connues.

Ces futures extensions n’ont pas été décidées par l’ICANN comme les précédentes (le .tel ou le .xxx, pour ne citer que les plus récentes). Elles sont le résultat d’un appel à candidature généralisé.

Ces demandes (taxe demandée par l’ICANN : 185 000 dollars pour le dépôt du dossier, budget global pouvant dépasser le million de dollars) ont été majoritairement présentées par de grosses sociétés (Google, Amazon, L’Oréal…), par des collectivités publiques (la ville de Paris ou de Melbourne, le Conseil Régional d’Alsace ou celui de Corse…) ou par des sociétés créées pour l’occasion, qui envisagent de revendre leurs extensions sitôt celles-ci attribuées et d’en tirer une forte plus-value.

Les noms se partagent entre les marques (.google, .honda, .loreal, .ferrari, .arte, .lego, .skype…), les noms géographiques (.paris, .stockholm, .corsica, .istanbul…) et un grand nombre de noms génériques (.church, .business, .beer, .hotel et .hotels ou encore l’indispensable .pizza, qui fait l’objet de quatre candidatures et qui nous permettra de trouver partout dans le monde la meilleure pizzéria du coin !).

Bien entendu, les extensions plus « légères » sont très présentes dans la liste, avec l’inévitable .sex mais également les .sexy, .porn, .gay ou encore le prometteur .love.

Parmi les absents notoires, il faut relever le .facebook, le .disney ou le .twitter.

S’ouvre une période de sept mois pendant laquelle l’ICANN recevra des objections sur les dossiers déposés. La ville de Boston pourrait s’opposer à l’octroi du .boston à une société commerciale et le Pontificium Consilium de Comunicationibus Socialibus (émanation du Vatican), qui a déposé le .catholic et ses traductions en chinois ou en arabe, pourrait objecter à l’attribution du .church.

A l’issue de cette procédure d’attribution, les nouvelles extensions seront validées et activées. Chacun pourra alors réserver sa marque sous telle ou telle extension de son choix. Mail il faut aussi redouter le rush des cybersquatteurs, pressés de réserver puis de revendre des facebook.pizza, honda.ferrari, ferrari.honda ou angelina-jolie.love.

Un mécanisme ingénieux a été conçu par l’ICANN pour garantir autant que faire se peut les droits des titulaires de marques, petits ou grands : la Trademark Clearing House.

Cette maison – virtuelle – devrait ouvrir ses portes début 2013.

Après y avoir déclaré sa marque, chacun pourra s’opposer à l’attribution, sous les nouvelles extensions, d’un nom de domaine reprenant cette marque. En déclarant, par exemple, la marque « Danone », la société du même nom pourra s’opposer à l’enregistrement par des tiers de danone.pizza, danone.sexy ou danone.google.

Cela pourra lui éviter d’engager 1930 procédures différentes !

Nous sommes à votre disposition pour vous aider à défendre vos marques dans cette nouvelle jungle numérique.


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